Connaître Dieu

« Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ. »

— Jésus (Jean 17:3)

Depuis plus de dix ans, on pose à des milliers de personnes dans notre ville une question qui touche au cœur même de la perception de soi : « Si vous vous teniez devant Dieu après la mort et qu’Il ​​vous demandait : « Pourquoi devrais-je vous laisser entrer au Paradis? », que répondriez-vous? La réponse la plus fréquente – « J’ai été une bonne personne » – reflète une profonde conviction en l’autosuffisance morale.

Selon le dictionnaire Larousse, « bon » signifie « Qui est favorable, satisfaisant », pourtant, interrogés plus en détail, nombreux sont ceux qui reconnaissent ne pas mériter pleinement le Paradis. Ils ajoutent souvent, cependant, qu'ils ne se sentent pas moralement ou éthiquement corrompus au point de mériter la damnation éternelle. Cette réponse révèle une tension universelle : l’instinct de rechercher l’approbation tout en luttant contre le poids de l’imperfection.

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Personne n'est réellement « bon »

– Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.

— Jésus (Marc 10:18)

Lorsqu'un homme aisé, en quête désespérée de réconfort spirituel, courut vers Jésus et l'appela « Bon Maître »¹, la réponse du Christ fut surprenante : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. ». Cet échange remet en question l'idée moderne selon laquelle la vertu morale se mesure à l'échelle humaine.

Jésus – celui qui guérissait les malades, soutenait les marginalisés et incarnait l'amour altruiste – n'a pas refusé les louanges par humilité, mais a redéfini la nature même de la « bonté ». Ses paroles déconstruisent l'idée que le comportement éthique, aussi admirable soit-il, équivaut à la perfection divine. Si Celui qui personnifiait l'amour et la justice refusa de revendiquer une bonté intrinsèque, qu'est-ce que ça révèle de nos propres critères?

La déclaration de Jésus met en lumière un abîme entre la bonté humaine et la bonté divine : la première est relative, temporelle et entachée d'imperfection, tandis que la seconde est absolue, éternelle et inaccessible à l'effort humain. Cette confrontation nous oblige à faire un choix : soit nous nous accrochons à la fragile illusion de notre propre suffisance morale, soit nous reconnaissons l’appel radical à rechercher une justice qui transcende les réalisations humaines – une justice qui ne trouve pas sa source dans nos actes, mais dans l’abandon à Celui qui seul satisfait véritablement la définition « bon ».

« Mais alors, qui donc peut être sauvé ? »

— Les disciples (Matthieu 19:25)

La rencontre entre Jésus et cet homme riche illustre la futilité des efforts moraux humains2 face à la sainteté de Dieu. L'homme, convaincu de respecter les commandements, demande quelle « bonne action » il doit accomplir pour hériter de la vie éternelle. Jésus ne lui répond pas en validant ses actes, mais en révélant leur insuffisance : « Observe les commandements si tu veux entrer dans la vie », puis apercevant le cœur de l'homme, exige l’abandon des ses richesses et de son autosuffisance.

Quand l'homme s'en va attristé, Jésus déclare qu'il est difficile aux riches d'entrer dans le Royaume — non pas pour condamner la richesse en soi, mais pour montrer l'impossibilité du salut par les œuvres. La question des disciples — « qui donc peut être sauvé ? » — reçoit cette réponse décisive : « Cela est impossible aux hommes ; mais à Dieu, tout est possible. »

Ici, Jésus affronte l'illusion que la suffisance morale peut être obtenue par des règles, des rituels ou de l'autodiscipline. Même l'adepte le plus discipliné des codes éthiques — comme cet homme, qui prétend avoir observé les commandements — ne comprend pas que le standard de Dieu n'est pas une justice comparative mais une perfection absolue. Ceci s'aligne sur la déclaration antérieure de Jésus : « si vous ne vivez pas selon la justice mieux que les spécialistes de la Loi et les pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. »3. Les pharisiens représentaient le sommet de l'accomplissement moral humain — méticuleux dans l'observance de la Loi, la dîme et la pureté cérémonielle — et pourtant, Jésus rejette leur justice comme lamentablement insuffisante. Pourquoi? Parce que la sainteté de Dieu n'est pas un échelon supérieur sur l'échelle de la moralité humaine, mais une dimension entièrement différente de l'existence.

Les exigences de la Loi ne sont pas seulement externes (ne pas tuer, ne pas commettre d'adultère), mais aussi internes (ne pas haïr, ne pas convoiter), révélant que même nos pensées et nos désirs sont souillés par la rébellion4. Toute tentative d'« être bon » devient un miroir qui expose notre corruption : nous ne pouvons même pas aimer nos ennemis, sans parler d'atteindre la générosité altruiste et radicale que Jésus exige.

« Soyez donc parfaits comme lui. »

— Jésus (Matthieu 5:48)

La tension culmine lorsque l'on comprend que la justice de Dieu exige la perfection5 — une norme qu'aucun être humain ne peut atteindre. Nos efforts moraux, aussi louables soient-ils selon les critères terrestres, « sont comme un vêtement souillé »6 devant sa pureté. C'est cette crise que Jésus met en lumière : s'accrocher au mythe de la propre justice, c'est rejeter la réalité elle-même.

La seule réponse rationnelle est d’abandonner toute prétention à une adéquation morale et de réclamer une justice qui ne soit pas la nôtre – une justice qui ne puisse être méritée, légiférée ou auto-générée, mais qui doive être reçue comme un don de Celui qui seul définit le « bien ».

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La Croix : le Substitut parfait de Dieu

Le point culminant de l’enseignement de Jésus ne laisse aucune place à l’ambiguïté : la justice humaine, aussi ardente soit-elle, ne peut combler le fossé entre notre état de pécheurs et la sainteté de Dieu. Cette réalité est cristallisée dans Ses paroles lors de la Cène : « ceci est mon sang, par lequel est scellée l’alliance. Il va être versé pour beaucoup d’hommes, afin que leurs péchés soient pardonnés. »7. Ici, Jésus déclare explicitement que l’accès à la présence de Dieu — et le pardon requis pour y entrer — ne dépend pas de l’effort humain mais de Sa mort sacrificielle.

Plus tôt, Il avait mis en garde : « si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. »8 — une déclaration si scandaleuse que de nombreux disciples L’abandonnèrent 9. Pourtant, Jésus refusa de l’adoucir. Pourquoi? Parce que Lui seul est « l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde »10 — le substitut parfait requis pour satisfaire la justice divine.

La croix ne fut pas un accident tragique, mais l'accomplissement du plan de Dieu. Le cri de Jésus sur la croix — « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »11 — révèle l'horreur de porter le poids du péché de l'humanité, un châtiment que nous méritons mais qu'Il a enduré. Tel est le cœur de l'Évangile : « Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec Christ, nous recevions la justice que Dieu accorde. »12. Notre insuffisance morale n'est pas un obstacle à surmonter par l'amélioration de soi, mais une condamnation à mort exigeant un Substitut.

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La Résurrection : la Parole finale de Dieu

« Il n’est plus ici, mais il est ressuscité. »

— Les anges (Luc 24:6)

La résurrection de Jésus, trois jours après sa mort, confirme sa proclamation : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. » 13. Il n'y a pas d'autre nom ni d'autre sacrifice qui donnent accès au Ciel — seulement la mort et la victoire de Celui qui a conquis la mort.

La résurrection est un fait historique qui confirme toutes les revendications de Jésus. Contrairement aux fondateurs d'autres religions dont les tombeaux restent occupés, le tombeau de Jésus est vide : malgré la garde romaine et le scellé posé, le tombeau fut trouvé ouvert et vide au troisième jour 14. Son corps avait disparu, et les anges déclarèrent : « Il n'est pas ici ; il a été ressuscité »15.

Au cours des 40 jours suivants, Il est apparu à plus de 500 témoins16, y compris à des sceptiques comme Thomas17 et à des ennemis comme Paul18, les transformant en annonciateurs inébranlables de Sa résurrection — même jusqu'à la mort. Ceci n'est ni un mythe ni une métaphore; c'est l'affirmation la plus radicale de l'histoire, corroborée par la croissance soudaine et explosive de l'Église primitive à Jérusalem, où la résurrection de Jésus aurait pu être réfutée en présentant Son cadavre.

La résurrection valide toutes les affirmations antérieures de la divinité et de l'autorité de Jésus. Lorsqu'Il a déclaré : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt »19, Il a mis Son identité en jeu sur le pouvoir de vaincre la mort — un pouvoir qu'aucun être humain ou chef religieux n'a jamais possédé. Sa résurrection prouve qu'Il n'est pas simplement un enseignant moral, mais le Dieu incarné qui a accompli les exigences de la Loi20, a porté la pénalité du péché, et est ressuscité pour justifier tous ceux qui placent leur confiance en Lui22.

Elle expose également la futilité de l'effort moral humain : si le salut pouvait être obtenu par de bonnes actions, la mort et la résurrection de Jésus seraient inutiles23. Au lieu de cela, le tombeau vide proclame que seul Son sacrifice suffit. Toute religion ou philosophie qui rejette la résurrection — qu'elle nie Sa mort (l'islam), redéfinisse Sa divinité (les Témoins de Jéhovah) ou privilégie les œuvres humaines (le sécularisme) — s'effondre sous le poids de ce fait : leurs chefs sont morts, mais notre Sauveur est vivant.

« Je suis, moi, le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. »

— Jésus (Jean 14:6)

La résurrection est l'apologétique ultime, le sceau cosmique sur les paroles de Jésus : « Je suis, moi, le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. »24. Rejeter cela, c'est s'accrocher à l'illusion spirituelle; l'embrasser, c'est trouver la vie.

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Comment répondre ?

L'Évangile demande plus que l'assentiment intellectuel : il exige la soumission. La réponse biblique se résume ainsi :

  • Se détourner de l'auto‑justice et du péché, admettant que vous ne pouvez pas vous sauver vous‑même.
  • Faire confiance uniquement à Jésus‑Christ — sa vie, sa mort et sa résurrection — comme votre justice et votre espoir.
  • Le suivre comme Seigneur, en apprenant à aimer Dieu et les autres par la puissance de son Esprit.

Si ces vérités vous interpellent, nous vous encourageons à ouvrir une Bible, à lire l'Évangile selon Jean et à demander à Dieu de se révéler à vous. Vous pouvez également contacter une église qui croit en la Bible ou nous, à Gospel Montréal, pour en parler et prier.

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Références bibliques

  1. Marc 10:17‑18
  2. Matthieu 19:16‑25
  3. Matthieu 5:20
  4. Matthieu 5:21‑30
  5. Matthieu 5:48
  6. Ésaïe 64:6 (LSG 1910)
  7. Matthieu 26:28
  8. Jean 6:53
  9. Jean 6:66
  10. Jean 1:29
  11. Matthieu 27:46
  12. 2 Corinthiens 5:21
  13. Jean 11:25
  14. Matthieu 27:62‑66
  15. Luc 24:6
  16. 1 Corinthiens 15:6
  17. Jean 20:24‑29
  18. Actes 9:1‑15
  19. Matthieu 5:17
  20. Romains 5:8
  21. Romains 4:25
  22. Galates 2:21
  23. Jean 14:6
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